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BAYER interpellé………..

– Nicotine–

Les néonicotinoïdes sont la plupart du temps appliqués sur les graines plantées par les agriculteurs et s’infiltrent plus tard dans le nectar et les pollens, lors de la floraison. Perte d’orientation des abeilles, qui ne retrouvent plus leur ruche, baisse de la fécondité, moins grande résistance aux maladies… la littérature scientifique est préoccupante. Et les abeilles préfèrent une plante aspergée de ces substances, dérivées de la nicotine, plutôt qu’une naturelle, selon la très sérieuse revue Nature.

De quoi labelliser les néonicotinoïdes comme « un facteur clé dans le déclin des abeilles » et autres pollinisateurs, résume une analyse de 800 études réalisée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). Environ un quart des bourdons et presque une abeille à miel sur 10 risquent l’extinction, selon cette organisation. Mais Bayer, qui a réalisé 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015 avec les segments insecticides et protection des semences – qui englobent ses néonicotinoïdes et d’autres produits -, proteste. « Les néonicotinoïdes sont sans danger s’ils sont utilisés correctement », répond un porte-parole à l’AFP. Avec BASF et Syngenta, le groupe conteste devant la justice européenne le moratoire imposé par Bruxelles. En France, où l’on envisage d’interdire tous les néonicotinoïdes à l’horizon 2018, Bayer anticipe une « impasse agronomique et économique ».

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