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L’APICULTURE, UNE BRANCHE A PART ENTIÉRE

Bien qu’assurant un rôle incontestable en termes de pollinisation des cultures (84 % des cultures dépendent directement de la pollinisation des insectes), l’homme s’est avant tout intéressé à l’abeille pour sa capacité à lui fournir du miel. Au fil des siècles, comme dans bien d’autres productions agricoles, il est passé du stade de la cueillette à celui de l’élevage afin de disposer d’un cheptel en capacité à lui assurer un volume de production satisfaisant et pour certains, un revenu professionnel. Aujourd’hui, l’apiculture se partage entre une pratique familiale et une activité professionnelle à part entière avec un statut d’agriculteur.

L’Europe a choisi de fixer le seuil à 150 ruches pour qualifier l’activité professionnelle. En France, parmi les 42 000 propriétaires de ruches recensés, 4 % ont une activité professionnelle. Ces apiculteurs professionnels détiennent 55 % des ruches déclarées en France et produisent 63 % du miel français (données Potéis – FranceAgriMer 2012). La problématique centrale de la filière apicole réside aujourd’hui dans le maintien du cheptel permettant d’avoir la capacité à produire le miel nécessaire pour assurer l’approvisionnement du marché national. Mais au-delà de cette approche purement commerciale, le maintien de l’abeille est crucial pour préserver l’un des principaux agents pollinisateurs synonyme de biodiversité.

Les Chambres d’agriculture accompagnent les apiculteurs à plusieurs niveaux : appui à l’installation, animation de la filière apicole, développement de la pollinisation, état sanitaire du cheptel apicole, promotion de miels régionaux…

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